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mardi 13 mars 2012

16 mars 1244 - Le bûcher de Montségur


Le 16 mars 1244, au pied de la forteresse de Montségur, plus de 200 hérétiques qui ont refusé de renier la foi cathare montent volontairement sur le bûcher. Leur martyre marque la fin de la croisade contre les albigeois.
Jean-François Zilberman.



Après vingt ans de violents combats, la croisade contre l'hérésie cathare avait abouti en 1229 à la soumission du comte de Toulouse. Mais les exactions des croisés venus du Nord suscitent la rébellion de nombreux chevaliers du Midi, les faidits. Ces seigneurs dépossédés par les croisés entrent en résistance au côté des hérétiques cathares. Bonshommes et faidits trouvent refuge auprès de forteresses comme Montségur, dont le seigneur est acquis à leur cause.
 Fatal débordement
À 1207 mètres d'altitude, sur un piton rocheux au milieu des forêts de l'actuel département de l'Ariège, la forteresse de Montségur a été renforcée dès 1204 par le seigneur du lieu, Raymond de Péreille, à la demande de la communauté cathare.
À l'intérieur de l'enceinte vivent une centaine d'hommes d'armes (des faidits), leurs familles, ainsi que le seigneur du lieu, Raymond de Pareille. À l'extérieur, au pied des murailles, s'est constitué un véritable village cathare de 600 habitants avec son évêque, ses diacres et ses fidèles.
Le roi de France, qui n'est autre que Louis IX (plus tard Saint Louis), n'a aucune envie d'user son armée dans la conquête de Montségur aussi longtemps que celle-ci ne lui cause aucun tort. Chacun s'accommode donc du statu quo... jusqu'à un jour de mai 1242 où les chevaliers de Montségur apprennent que tous les inquisiteurs de la région ont fait halte dans un village voisin pour y passer la nuit.
Ces chevaliers ont tous des comptes à régler avec l'Inquisition et, à la différence des cathares, ne se dispensent pas de tuer quand l'envie leur en vient. Le 29 mai 1242, une trentaine d'entre eux, sous le commandement d'un seigneur dont la femme et la fille ont été torturées et brûlées par l'Inquisition, se ruent sur le village d'Avignonet, près de Castelnaudary. Dans la nuit, ils massacrent les onze inquisiteurs dont leur chef, le tristement célèbre Guillaume Arnaud.
Le pape exige aussitôt qu'il soit mis fin à l'impunité de Montségur, qualifiée de «synagogue de Satan». S'ouvre le dernier acte de la croisade des Albigeois.
Un siège de dix mois
Le roi de France envoie à Montségur une armée de 4.000 hommes sous le commandement du sénéchal Hugues des Arcis.
Mais la citadelle, sur son piton calcaire, est remarquablement défendue et n'est accessible que par un étroit sentier (celui qu'empruntent aujourd'hui les touristes).Elle ne peut non plus être atteinte par les pierres propulsées du bas de la colline par les catapultes.Après plusieurs mois d'un vain siège, le sénéchal choisit d'attaquer la citadelle à l'endroit le plus difficile d'accès... et donc le moins défendu. Pour parfaire la surprise, il n'hésite pas à s'y prendre pendant l'hiver 1243 (la nuit même de Noël, assurent les croisés !).
Une quinzaine de Gascons, sans doute conseillés par un habitant de la région, escaladent la falaise à l'endroit dit «Roc de la Tour». Ils amènent bien évidemment avec eux leurs armes. Pour juger de l'exploit, il faut savoir que cette falaise est aujourd'hui classée hors-catégorie par les spécialistes de l'escalade !
Les grimpeurs arrivent à une barbacane, un petit poste de défense avancé situé sur la crête à 1500 mètres du château proprement dit. Après avoir égorgé les sentinelles, ils font monter des menuisiers et sans attendre assemblent des machines de jet. La citadelle et ses dépendances ne tardent pas à être bombardées de pierres. Les combats au corps à corps se multiplient par ailleurs aux abords des murailles.
Les effectifs des défenseurs fondent si bien que le 1er mars, après une ultime tentative de sortie, le seigneur du château, en accord avec les chefs cathares, décide d'entamer les négociations. Hugues des Arcis, homme du roi, homme d'honneur (rien à voir avec un Simon de Montfort), accorde aux vaincus des conditions généreuses. Elles tiennent en quatre points:
– liberté pour tous les défenseurs catholiques,
– vie sauve pour les hérétiques qui se convertiront sincèrement,
– pas de pillage,
– délai de deux semaines avant la mise en oeuvre des précédentes conditions.
Le délai accordé aux assiégés va exciter plus tard la curiosité des chercheurs de trésor : les cathares en auraient-il profité pour mettre à l'abri un hypothétique «trésor» ? L'hypothèse s'appuie sur une chronique de l'époque faisant allusion à quatre cathares s'étant enfuis avec un sac. On peut cependant penser que le sac contenait tout simplement des provisions pour une longue période de clandestinité...
Comme prévu, la citadelle se livre le 16 mars 1244 après un siège exceptionnellement long de dix mois. Plus de deux cents cathares, hommes et femmes, refusent de renier leur foi (leur nombre exact demeure inconnu). Ils sont menés vers un bûcher géant aménagé au pied de la forteresse, en un lieu aujourd'hui connu sous le nom de «Prats dels Crémats» (Champ des Brûlés). Selon d'autres hypothèses, ils auraient été suppliciés à 60 kilomètres de là, dans le village de Bram...
Épilogue
Avec la chute de Montségur, il ne subsiste pratiquement plus rien de l'hérésie qui avait, pendant quelques décennies, menacé l'unité de la Chrétienté occidentale. Un demi-siècle plus tard, les inquisiteurs auront raison de ses derniers fidèles dans quelques villages reculés des Pyrénées comme Montaillou, devenu célèbre avec le livre que lui a consacré en 1975 l'historien Emmanuel Leroy-Ladurie.
La France de langue d'oc se rallie sans réticence à la monarchie capétienne. Le temps de la réconciliation arrive et les seigneurs méridionaux suivent avec dévouement le roi Louis IX dans ses folles croisades à Damiette, en Égypte, puis à Tunis.


En savoir plus : http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=12440316

vendredi 7 août 2009

Des Corbières à Collioure



Vues aériennes du Sud de la France. Endroits liés à l'histoire ou destination de vacances,...au choix.

dimanche 19 juillet 2009

22 juillet 1209 Le sac de Béziers


Le 22 juillet 1209, la population de Béziers est massacrée suite à la prise de la ville par une armée de croisés désireuse d'éradiquer l'hérésie cathare dans le Midi.

Le roi de France Philippe II Auguste étant en guerre avec ses voisins du nord et indisponible, la direction de la croisade a été confiée au légat du pape, Arnaud-Amalric (ou Arnaud-Amaury), abbé de Cîteaux, chef du puissant ordre des moines cisterciens. Son objectif est d'attaquer les seigneuries et les communautés urbaines qui sont supposées soutenir l'hérésie.

Le légat, qui bénéficie du ralliement forcé et contraint du comte de Toulouse, décide de briser d'abord le maillon le plus faible, à savoir Raimon-Roger de Trencavel, vicomte de Béziers et Carcassonne...

Lire la suite....

mercredi 20 mai 2009

CHEVALIERS



Voici, dans une meilleure résolution, la bande annonce de la série documentaire "Chevaliers", produite par Phare Ouest productions. Tournée en Pays Cathare et à paraître Fin 2009 sur la chaîne Histoire...

Une vidéo à voir (et à écouter) absolument.

Survol du Pays Cathare - Août 2008 revu mai 2009



Amoureux et passionné par le pays cathare et l'Histoire médiévale, je n'ai pu résister à l'idée de proposer une autre version de ma vidéo d'août 2008. Nouveau montage, nouveau mixage, nouvelles images (même si l'essentiel a été conservé). Bon voyage dans le temps et dans notre Histoire.

samedi 11 octobre 2008

La Cité de Carcassonne




Le site de Carcassonne a joué à travers les siècles un rôle déterminant dans l'histoire du Languedoc. La cité devient au XIe siècle la possession de la puissante vicomté Trencavel qui domine le Bas-Languedoc. Au terme de la croisade contre les Albigeois (cf. les Cathares), la Cité, est dotée de fortifications nouvelles. Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc * la restaure au 19 ème siècle. La Cité est aussi un témoignage du savoir faire des bâtisseurs du Moyen âge....




*Viollet-Le-Duc

lundi 1 septembre 2008

Paysages et Châteaux Cathares



Un peu d'histoire en visitant les paysages et châteaux vus du ciel. La Musique envoûtante participe à l'imaginaire..

dimanche 24 août 2008

Château d'Arques et environs du Pic de Bugarach


Château d'Arques et Pic de Bugarach

en Pays Cathare
Vue aérienne du Château
- Art Gothique en architecture militaire -
Construit entre 1280 et 1310
Cadeau de Simon de Montfort à Pierre DeVoisin.
Classé aux Monuments historiques depuis 1987.
Assiégé en 1575, il sera en partie détruit au moment de la Révolution.
Pic de Bugarach
Lieu où des évènements très étranges semblent se dérouler
(voir Rennes le Château et aussi le capitaine Bugarach dans un des romans de Victor Hugo)